Ortie Dioïque , aquarelle botanique

Ortie Dioïque

Urtica dioica

Autres La Ferme de Sainte Marthe
3,80 €
1
Semis
mars→avr.
Récolte
mai→oct.
Difficulté
Très facile
Comestible
Excellent

En résumé

L'ortie dioïque (Urtica dioica L.) est une plante herbacée vivace de la famille des Urticacées, originaire d'Eurasie et aujourd'hui présente dans toutes les régions tempérées du globe [1].

Elle atteint couramment 50 cm à 1,50 m de hauteur et colonise friches, bords de chemins et terrains rudéraux riches en azote grâce à ses rhizomes traçants [1].

Tous ses organes aériens portent des trichomes urticants qui injectent au contact un mélange d'histamine, d'acétylcholine et de sérotonine, ainsi que des poils souples inoffensifs [1]. Cette urticance disparaît entièrement à la cuisson ou au séchage.

La plante est dioïque : mâles et femelles fleurissent sur des pieds séparés de juin à septembre [1]. Les jeunes pousses se cueillent de mars à mai ; les racines se récoltent à l'automne.

Source de nourriture, de fibres et de fourrage probablement depuis la préhistoire [1], l'ortie dioïque est aussi une plante médicinale traditionnelle dont les feuilles et les racines disposent de monographies officielles auprès de l'Agence européenne du médicament (EMA) [2].

Données agronomiques

pH du sol6.5 à 7.0
Lumière (0-10)5
Espacement30
Maturité60 jours

Ton calendrier par climat

Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.

ZoneSemis intérieurSemis extérieurRécolte
Méditerranéennedébut mars → début avr.début avr. → début oct.début mai → début oct.
Atlantiquedébut mars → début avr.début avr. → début oct.début mai → début oct.
Océaniquemi-mars → mi-avr.mi-avr. → mi-oct.mi-mai → mi-oct.
Semi-continentalefin mars → fin avr.fin avr. → fin oct.fin mai → fin oct.
Montagnedébut avr. → début maidébut mai → début nov.début juin → début nov.

Semer et cultiver

L' ortie dioïque , également connue sous le nom de Grande Ortie , est une plante vivace de la famille des Urticacées. Elle peut atteindre entre 50 cm et 1 mètre de hauteur à maturité. Cette plante est particulièrement appréciée pour ses propriétés culinaires , médicinales et horticoles.

Sa tolérance au froid en fait un choix sûr pour les régions au climat continental.

Culture

Exposition Mi-ombre
Arrosage Modéré
Sol Riche
Espacement 30 cm
Maturité 60 jours
Difficulté Très facile
pH sol 6.5,7.0
Luminosité Mi-ombre (5/10)

Comment semer

Commencez les semis en intérieur de mars à avril, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.

Le semis direct en pleine terre est possible d'avril à octobre, quand le sol est suffisamment réchauffé et que tout risque de gelée est écarté.

Respectez un espacement de 30 cm entre les plants pour assurer une bonne circulation de l'air.

Comptez environ 60 jours entre le semis et la première récolte.

Culture et entretien

Cette variété préfère un emplacement mi-ombre, avec 3-4h de soleil direct.

Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.

Sol idéal : riche. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.

Tolérance au froid : forte.

Calendrier de semis

Semis en intérieur
Semis en extérieur
Repiquage
Récolte

Voir aussi : que semer en avril →

À ne pas confondre

Deux espèces du genre Urtica sont couramment rencontrées en France et peuvent prêter à confusion lors de la cueillette.

L'ortie brûlante (Urtica urens), annuelle, est plus petite que la dioïque et monoïque : fleurs mâles et femelles coexistent sur le même pied. Elle colonise principalement les cultures maraîchères et les jardins ; l'ortie dioïque, au contraire, ne supporte pas les travaux de sol répétés et reste rare dans ces milieux [1].

Sur le plan médicinal, les monographies de l'EMA portant sur Urticae folium et Urticae radix sont établies pour Urtica dioica exclusivement [2]. L'usage d'Urtica urens en substitut n'est pas validé par ces monographies et ne peut lui être assimilé.

Usages médicinaux

Parties utilisées

Deux parties de la plante font l'objet d'un usage médicinal documenté : les feuilles (Urticae folium) et les racines (Urticae radix), chacune couverte par une monographie du Comité des médicaments à base de plantes (HMPC) de l'Agence européenne du médicament (EMA) [2].

Indications traditionnelles des feuilles

Les feuilles sont traditionnellement utilisées en soutien aux troubles rhumatismaux bénins, notamment pour les douleurs articulaires légères [2].

Elles sont employées comme adjuvant à la thérapie d'irrigation dans les affections inflammatoires bénignes des voies urinaires inférieures, ainsi qu'en complément pour le soutien à l'élimination des calculs rénaux de petite taille [2]. Cet usage nécessite un apport hydrique suffisant, au minimum 2 litres d'eau par jour.

Dans la tradition populaire française, le jus frais de feuilles est utilisé comme hémostatique pour les saignements cutanés, les épistaxis et les règles abondantes [1]. Les tisanes de feuilles séchées sont aussi employées en soutien contre les rhinites allergiques saisonnières [1].

Indications traditionnelles des racines

Les racines sont traditionnellement utilisées en soutien à la prise en charge des symptômes urinaires associés à l'adénome bénin de la prostate (ABP), notamment la dysurie et la nycturie légère à modérée [2]. L'EMA classe cet usage dans la catégorie des usages traditionnels bien établis.

Composition chimique

Les feuilles contiennent des flavonoïdes (dérivés du quercétol, du kaempférol et de l'isorhamnétol), des sels minéraux (calcium, potassium, silice), des vitamines A et C, des acides phénoliques (acide caféique, acide chlorogénique) et du sitostérol [1].

Les racines renferment des polysaccharides, une lectine, des composés phénoliques, des lignanes et des stérols dont le sitostérol [1]. Ce dernier est supposé intervenir dans les effets observés sur le tissu prostatique, sans que le mécanisme exact soit élucidé à ce jour.

Préparations

Contre-indications

Ces informations ne se substituent pas à un avis médical. Consultez un professionnel de santé avant tout usage thérapeutique.

Synthèse d'après PFAF, Wikipedia, Agence du médicament. Ces informations ne se substituent pas à un avis médical.

Au potager, bonnes et mauvaises compagnies

Plantes compagnes

Excellentes compagnes

Le producteur

La Ferme de Sainte Marthe, implantée en Touraine, propose des semences biologiques et reproductibles depuis 1974. Pionnière française des variétés anciennes potagères.

Voir la fiche chez La Ferme de Sainte Marthe →

Origine et histoire

Linné a décrit et nommé Urtica dioica en 1753 dans son Species Plantarum, fixant la nomenclature binomiale encore en vigueur. L'épithète dioica renvoie à la nature dioïque de la plante, caractère distingué bien avant les travaux systématiques du XVIIIe siècle.

L'ortie a marqué la culture populaire française : Victor Hugo lui consacre un chapitre entier dans Les Misérables, témoignant de la place qu'elle occupait dans l'imaginaire du XIXe siècle [1].

En France, elle ne fait pas l'objet de programmes de sélection variétale orientés vers le potager ou l'usage médicinal. Les semences proposées dans les catalogues spécialisés correspondent à des collectes sur populations sauvages locales, non à un cultivar sélectionné pour des critères agronomiques particuliers. L'absence de variétés nommées dans les références classiques comme le catalogue Vilmorin (1904) ou le registre USDA GRIN confirme cet état de fait.

Durant les trente glorieuses, l'ortie a été largement considérée comme une mauvaise herbe à éradiquer [1]. Ce regard a commencé à s'inverser avec le développement de l'agroécologie, qui a remis en valeur ses propriétés de bioindicatrice des sols riches en azote, phosphore et potassium [1], et son usage comme activateur de fertilité appliqué en purin.

Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.

Questions fréquentes

Quand semer Ortie Dioïque ?

Ortie Dioïque se sème en intérieur mars à avril, puis en extérieur avril à octobre.

Quelle est la difficulté de culture de Ortie Dioïque ?

La culture de Ortie Dioïque est très facile, parfaitement adaptée aux jardiniers débutants.

Quand récolter Ortie Dioïque ?

Ortie Dioïque se récolte mai à octobre.

Quel espacement pour Ortie Dioïque ?

L'espacement recommandé pour Ortie Dioïque est de 30.

Où acheter des graines de Ortie Dioïque ?

Tu peux acheter des graines de Ortie Dioïque chez La Ferme de Sainte Marthe. Retrouve cette variété sur https://www.fermedesaintemarthe.com/products/ortie-dioique-ab

La variété Ortie Dioïque est-elle reproductible ?

Oui, Ortie Dioïque est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.

Fiche botanique

Classification

Nom latin Urtica dioica
Famille Urticaceae
Genre Urtica

Caractéristiques

Hauteur 1.2 m
Fleur vert
Port herbacée
pH sol 6.5,7.0
Lumière Mi-ombre (5/10)

Aire de répartition

Temperate regions throughout the world, including Britain. The plant has become naturalized at higher elevations in the Tropics.

Disponible chez
La Ferme de Sainte Marthe
3,80 €
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Sources

  1. La Ferme de Sainte Marthe T1. www.fermedesaintemarthe.com (consulté le 2026-04-21)
  2. Trefle.io T1. trefle.io (consulté le 2026-04-06)
  3. Wikipedia T2. fr.wikipedia.org (consulté le 2026-04-21)
  4. PFAF T1. pfaf.org (consulté le 2026-04-21)

Pour aller plus loin